Samuelle reconnu la voix à ses intonations, prêtant peu attention à son discours… Lareless était en bas... Aucune émotion n’altéra ses traits. Elle termina son calcul posément, prit un instant pour se relire, et rangea son crayon dans la doublure de sa veste.
Là haut, avec peu de geste, une haute silhouette se déploie et se penche par-dessus
la rampe de métal… Dans l’ombre de la ruelle, il est impossible de distinguer ses traits. Le calme de la vandale transpire de tous ses gestes alors qu’elle descend de son perchoir, nullement inquiète par la présence de ce membre de l’ordre. Samuelle enjamba le dernier palier et se laissa pendre dans le vide, se retenant par les mains…
«Tu retiens ton chien, s’il te plait? » demanda-t-elle avec une
politesse qui ne lui ressemblait pas…
Samuelle portait toujours sa vieille veste de cuir, des jeans qui avaient beaucoup d’usage et des espadrilles cheap, en toile, plein de trou, dont la semelle était mince comme une feuille de papier. Elle était inhabituellement ébourifée, son t-shirt ne semblait pas de première fraicheur... Le chien contraint de rester au pied, Sam se laissa tomber devant sa meilleure ennemie. Elle la dévisagea froidement et mu par une impulsion subite, lui tendit ses crayons :
« L’arme du
crime? »